Copains de la manufacture :




Le crew d'administration :


18 février 2010

Bahniwé #18 dans les bacs baby !

Numéro spécial 10 ans : la BD, c'est pas un métier

Il sort tout droit des presses, notre 18ème opus.. Dans l'histoire de ce fanzine, les sorties chaotiques ont été nombreuses, mais alors pour ce numéro spécial nous avons frappé fort.
Du retard, beaucoup de retard mais nous sommes très heureux de pouvoir tenir l'objet en mains, au programme des histoires autour d'un thème simple et qui forcément nous inspire tous : les associations BD, la condition d'auteur amateur, l'auto-édition... Bref, notre rapport à la BD, nous, fanzineux passionnés.
Son nom est évocateur : la BD c'est pas un métier, nous avons ajouté "c'est de l'amour", oui car c'est de l'amour, mais aussi parce que l'honneur de faire la couverture de cette consécration de dix ans revenait naturellement à Stefan co-fondateur du bébé en l'an de grâce 1999, qui l'a illustré avec le mariage de Ciboulette et Ciboulot, que vous connaissez forcément si vous lisez ce fanzine. Non ?

Petite pensée émue, forcément... Car ce 18ème numéro pourrait bel et bien être le dernier. Oui le staff s'est souvent renouvelé avec les années, mais cette fois la limite semble atteinte, vies personnelles bien remplies et agendas pros peu extensibles font que nous prenons la décision d'en rester là.
Alors fatalement ça fait un petit quelque chose, parce que c'est qu'on y consacre du temps, de l'énergie et de la passion à ces petites cochonneries.. Humainement ce n'est pas rien, ceux qui nous auront croisés en festival BD sauront de quoi je parle.

Allez on vous colle la couverture, oui c'est rose comme tout, oui nous assumons car c'est ça l'undergound baby, c'est avant tout de la guimauve, du sucre et des papillons. Notez qu'en cliquant sur cette image (vite avant d'altérer vos facultés occulaires) vous arriverez direct à la boutique, paf !




Peut-être un Bahniwé renaissance un jour ?
On a vidé les lieux on calte avec les meubles et la caisse noire, on a coupé la flotte et enterré les cadavres.. Mais en partant on a laissé la porte entrouverte...

17 novembre 2009

Vents Dominants

Glen chapron frappe encore



Après la petite déception de Daphné et Iris et le petit goût de pas assez du très bon mais très court Once Upon A Ride, j'attendais beaucoup de Vents dominants, de Julia Wauters au scénario et Glen Chapron au dessin. Je n'ai pas été déçu. Remarquez, j'étais plutôt confiant, j'en avais eu un petit mais très agréable avant goût dans un Ecarquillettes où ils avaient commencé à le prépublier... avant de le retravailler et de le redessiner entièrement pour une publication chez Sarbacane. Vents dominants, nous fait vivre quelques jours de vacances en bord de mer. On y suit François, qui avec sa femme et ses deux enfants, retrouve son frère, sa belle soeur, son neveux et ses parents dans la maison de ces derniers. François est plutôt un bon gars, un homme droit et un père attentionné. Mais sous une surface paisible les petites tensions et frustrations refoulées et accumulées de sa vie le titillent jusque dans ses rêves. Dans ce contexte familiale estival pourtant agréable et détendu, elles sont étrangement exacerbées, elles ont finit par le transformer en une petite boule de colère prête à exploser à tout moment. Le scénario de cette histoire est remarquable de par sa justesse et son intelligence. Les personnages, enfants comme parents et grands parents, sonnent admirablement vrais tout du long et les auteurs se gardent bien de les juger. Mais en glissant dans le récit en filigrane des allusions aux éventualités tragiques que la vie peut réserver, ils nous permettent de relativiser et de dédramatiser ces petites querelles familiales et de garder à l'ensemble un ton relativement léger et très agréable. Cette prise de conscience, le lecteur la réalisera en même temps que le héros de l'histoire, ce qui permettra même de finir sur une belle et tout à fait pertinente note d'espoir. Le récit exploite aussi beaucoup les silences et les non dits qui sont souvent paradoxalement des preuves d'amour. Il faut noter ici que la scénariste a su à merveille exploiter le talent de son dessinateur qui dans quelques sublimes cases muettes arrive à parfaitement exprimer, une grande complicité fraternelle, un froid glaçant, ou une chaleur retrouvée. Alors certains lecteurs regretteront peut être l'absence d'enjeux dramatique fort. Je suis moi même assez curieux de voir comment ces deux là développeraient une histoire où se croiseraient des destins plus exceptionnels, des tensions plus vives et des événements plus imprévisibles. Il ne faut cependant pas négliger tout le talent ici développé pour peindre cette tranche de vie avec autant de justesse et pour y mettre autant de richesse et de profondeur dans les thèmes abordés: éducation, ambition, réussite, mort, jalousie, aventure, amours, vie de couple, enfance, vieillesse, espoirs... et le tout en restant toujours accessible, léger, agréable et fluide. J'irais même jusqu'à dire que ce livre est une belle preuve que la bande dessinée est un support admirable, qui n'a aucun complexe à avoir vis à vis de la littérature ou du cinéma, lorsqu'il s'agit de parler de l'humain de façon belle et profonde.
Et surtout n'hésitez pas à passer régulièrement admirer toutes les jolies cordes que ces deux là tissent à leurs arcs sur leurs blogs http://demaindernierdelai.over-blog.com/ et http://commelesgrands.over-blog.com.



10 juillet 2009

Sans titre 3

Une nouvelle expérience par Valentin Muller

Sans titre 3 est une nouvelle production des éditions de Lascaux réalisée par Valentin Muller, toujours dans cette même démarche de publier des beaux livre de bande dessinée.
Vous pouvez ici : http://ledl-catalogue.blogspot.com/ , jeter un oeil au catalogue des éditions de Lascaux. Sans titre 3 est un livre remarquable et une idée bien digne de Valentin: Une BD sans dessin.
C'est un livre au format A4, à couverture cartonnée et dont l'histoire commence dès la couverture et se termine sur le quatrième de couverture. Les cases de cette bande dessinée sont tracées, mais à l'intérieur de chaque case, au lieu d'en avoir le dessin, on a un texte qui décrit ce que la case en question devrait représenter ainsi que les dialogues.


Comment ? S'interrogeront certains esprits chagrins, mais c'est pas de la Bd alors, juste un scénario de bande dessinée, aucun intérêt.
Déjà, et d'une, si on trouve de l'intérêt à lire une pièce de théâtre, pourquoi ne pourrait-on pas trouver de l'intérêt à lire un scénario de bande dessinée? Ensuite, ben non, ce n'est pas juste un scénario de bande dessinée, on a là, de façon graphique et apparentes, les cases, et dans chacune d'elles des dessins. Sauf que ce sont des lettres qui sont dessinées.
C'est ni plus ni moins une variante extrême de mes lapins: http://assoterrebd.coolbb.net/papotage-bd-f17/lapins-t438.htm et ça reste donc bien de la BD.
Alors l'esprit chagrin répondra: « Mais à quoi ça sert? » ce qui est sans doute la question la plus stupide que l'on puisse poser, mais bon, je vais quand même répondre. Ça raconte une histoire, un histoire d'amour très belle et très touchante entre deux enfants. Et en même temps, sans que cela ne gène la narration, sans que cela ne réduise la force de cette histoire que Valentin raconte avec talent, ça nous fait nous poser des questions sur la façon dont fonctionne la BD. Sur ce que l'on voit.
Parce que le texte descriptif ne peut pas tout décrire, ça rentre pas dans une petite case. Valentin a donc dû faire des choix sur ses descriptions et il choisi souvent de s'attarder sur des détails de composition du dessin de cadrage, c'est à dire sur toutes les choses qui font qu'une image de bande dessinée va fonctionner, va prendre du sens, mais qu'habituellement, le lecteur néophyte ne voit pas. Sur tout ces détails du dessin dont le lecteur de bande dessinée n'a habituellement pas conscience et qu'il va pouvoir voir, justement grâce à l'absence de dessin. Et pour tout ça, mais aussi parce qu'en lisant Sans titre 3, on a des images qui nous viennent naturellement en tête et que chaque lecteur va se construire sa propre bande dessinée intérieure, pour tout ça donc, Sans titre 3 est une très agréable expérience de lecture.

05 juillet 2009

Dédicace Christophe Alliel

Un ancien de Bahniwé à Bayonne !

Tout est dit sur l'affiche !

5 juin 2009

Festival d'Amiens

Retrouvez l'équipe de Bahniwé les 6 et 7 juin 2009

Retrouvez l'équipe Bahniwé au festival d'Amiens ce WE (quoi on prévient encore au dernier moment ?)


A cette occasion, retrouvez en exclusivité Bahniwé 17 tout juste sorti des presses !!! (Sinon allez faire un tour sur la boutique voyons)


5 juin 2009

Festival d'Amiens

Retrouvez l'équipe de Bahniwé les 6 et 7 juin 2009

Retrouvez l'équipe Bahniwé au festival d'Amiens ce WE (quoi on prévient encore au dernier moment ?)


A cette occasion, retrouvez en exclusivité Bahniwé 17 tout juste sorti des presses !!! (Sinon allez faire un tour sur la boutique voyons)


17 Avril 2009

Festival de Perros-Guirec

Retrouvez l'équipe de Bahniwé les 18 et 19 avril 2009

Un petit peu tard pour prévenir mais voilà, nous serons au festival de Perros-Guirec ce week end ! A la maison des Traouiero. Venez nombreux hu hu.

27 Février 2009

Bahniwé en dédicace

À Nantes le 07 mars

Le staff de Terre BD se déplacera en masse à la librairie Story BD de Nantes le samedi 07 mars ! Venez rencontrer Mary, Dam's, Matt Dunhill, èm, Vegas et même l'inégalable Stefan, ils vous dessineront des jolis Mickeys à la demande, même des Narutos ou des Lanfeusts y'en aura pour tous les goûts.
L'équipe vous serait gré de ne pas envisager de demander de scènes de bataille fourmillantes de détails et autres vues en contre-plongée de mégapoles futuristes. Ou si, demandez à Mary. À samedi !
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07 Février 2009

Mr Arobase

Il débarque sur papier aux éditions de Lascaux !!!

J'ai reçu ce bouquin il y a deux jours et je l'ai même lu...
Incroyable, on peut faire un recueil de strips (pourtant réservés au format internet !) non pas d'un nerd, mais pire ! D'un GEEK !!! Un geek convaincu même. Le genre de gars qui se masturbe sur du jpeg, jongle avec les bits, et se prend pour Keanu Reeves version Matrix 1.0... Vous savez, celui à qui on en faisait baver au lycée, l'ado puceau-dégénéré qui passait son temps à programmer sa calculatrice Texas Instrument TI-89... Et bien, ce type, on peut en faire un héros de trois cases, lui flanquer une gueule à faire bugger une page html, le poser devant son PC dernier cri... et ça fait rire hé hé !
L'idée, c'est Stefan Radulovic, un pote à qui je ne ferais pas l'affront de demander à quel point le personnage de "Monsieur @" est autobiographique (hé hé !), donne vie à une série de gags à base de pixels, de pop-ups et de spams... Vous vous êtes peut-être demandé d'où Gérard-du-bureau-d'en-face puisait ses irrésistibles calembours qu'il vous envoie par mail ? Et bien, les statistiques annoncent que 96% de ces blagues informatiques émanent de la bouche de mousieur @...
Le bouquin, c'est Valentin Muller qui l'a fait... Et il l'a bien fait ! Magnifique reliure, et une multitude de petits plus (comme de véritables bonus DVD), un générateur aléatoire de strips, le f.a.q. de monsieur @, un marque page original et même un bout de pellicule de "Monsieur @" le film en avant première. Valentin Muller, un visionnaire qui a su convaincre l'auteur de se lancer dans ce recueil, et qui dirige les "éditions lascaux". Aaah ! Ca faisait un sacré bout de temps que j'avais pas repenser à mes anciens camarades geeks ! Faut dire que j'ai tout fait pour qu'on se perde de vue... Mais purée j'en ai passé de bons moments avec ces gars là ! Merci à Stefan Radulovic de m'avoir fait passé un bout de temps avec l'un d'eux ! Comment se procurer le bouquin ? ici !
Et puis bon ! J'ai pas pu résister... Mais avant Mr @, il y avait Papy & !

29 Octobre 2008

Sans Titre 1 Par Valentin Muller

Une nouvelle parution aux éditions de Lascaux

Cela fait maintenant un peu plus d'un an, je crois, que Valentin s'est lancé avec son acolyte Corbak et sa douce Julia dans l'aventure des éditions de Lascaux. Leur but créer une petite maison d'éditions associatives qui publierait des livres beaux et originaux. Aussi bien sur le fond que sur la forme. Après une période assez longue de récolte de fonds, d'étude de marché et de production de contenu, voila que sortent les premiers livres. Outre une réédition cartonnée très luxueuse de Warhol, (dont la première édition avait été aidée, entre autres, par l'association terre BD), je vais vous parler ici de sans titre 1.


Cela faisait quelques temps que j'avais parlé à Valentin du fanzine Quartier. Quartier était le premier projet de l'association vide cocagne, avant Soudain!. C'était un fanzine noir et blanc, imprimé recto verso sur une unique feuille A4 pliée en 18. Publié chaque mois, chaque numéro racontait une petite histoire dans une ville imaginaire, mais aux problèmes très réels appelée Hauteville. Quartier a maintenant disparu, au profit de Soudain!, mais ce concept de livre/feuille plié avait interpellé Valentin.
Il se lanca, cependant, dans un ambitieux projet d'adaptation d'Electre de Sophocle en bande dessinée toute en couleur. Seulement voila, au bout d'une douzaine de pages, il se rendit compte qu'il peinait énormément pour un résultat qui ne le satisfaisait pas totalement. Alors que l'envie de coucher ses doutes sur papier et d'en faire une bande dessinée naissait en lui, il découvrit, un peu par hasard des vieux Mickey Mouse de Walt Disney, datant des années 30-40. Surpris par la force de ces histoires, parfois étonnamment violentes, assez loin finalement de l'idée édulcorée que l'on peut se faire de Mickey actuellement, et charmé par leur graphisme rétro, il eut envie de produire quelque chose de semblable.

De ces trois envies distinctes, naquit ce livre, étrange original et beau: Sans titre 1.

"Recueil en noir et blanc des bandes quotidiennes de l'été 2008, mis en forme et numéroté à la main par l'auteur.

Une feuille de 50X60 cm pliée jusqu'au format fermé de 25X15, que le lecteur déplie pour tourner des pages toujours plus grandes, ainsi composées de plus de bandes (chacune étant de 47X4 cm). Impression noir et blanc sur papier Rivoli 160 g. Accompagné d'un marque page (légèrement décliné en 14 variantes) imprimé en quadrichromie sur papier à dessin 200 g."

On y retrouve un Mickey dessinateur qui discute de ses doutes avec son ami Dingo, avant de partir, créateur et créature, explorer le monde qui l'entoure.
Cette BD a pour moi, deux petits défauts. Le premier est que si l'on n'est pas au courant de tout ce que je viens de vous expliquer ci dessus, on peut ne pas tout saisir de cette très belle expérience. (mais Valentin ne serait pas d'accord pour dire que c'est un défaut et on saisi quand même l'essentiel très facilement). Le second est qu'elle est beaucoup trop courte.

Sans titre 1 est sans conteste une très belle réussite graphique. Valentin s'est surpassé, son dessin est vraiment parfait. De plus l'objet imprimé est d'une beauté rare. Un fleuron de ce que les éditons de Lascaux ambitionnent à publier. Ajoutez à ça comme souvent chez Valentin, une réflexion fine et profonde, des dialogues impeccables et tout un tas de petites trouvailles graphiques jubilatoires pour mettre le tout en scène d'une façon efficace et agréable et vous obtenez une Bande dessinée de qualité que je ne peux que vous conseiller d'acheter.

Plus de renseignement ici : et ici: ici

30 Septembre 2008

Les Terres de Caël Tome 2 : Le sanctuaire oublié

Dans la série, les anciens de Bahniwé en librairie : Christophe Alliel

Par Syde, Alliel et Brunet aux éditions Soleil.
On avait quitté le tome 1 des terres de Caël (voir critique ici), sur un mini cataclysme et quelques pointes de mysticisme qui nous promettaient un tome 2 très différent de ce tome 1 orienté S.F.
Ce changement avait quelque chose de motivant, il laissait entrevoir une certaine liberté et un certain recul des auteurs. Une envie de se faire plaisir, sans forcément suivre des codes préétablis. Il montrait surtout un souci de se renouveler, de ne pas se répéter. Mais il y avait aussi, une petite crainte, un risque. Cela allait-il être cohérent, ou était-ce juste un coup de tête fougueux et irréfléchi ?



Après lecture du second tome me voila rassuré. On a affaire, avec Syde, à un scénariste intelligent. Cela se voyait déjà dans son travail de construction du récit et de mise en scène, où je sais qu’il est très efficacement épaulé par Christophe qui a, lui aussi, une vraie intelligence du découpage et de la mise en image.
Cela ne se dément pas dans la construction globale de la trame où tout reste extrêmement lisible et cohérent. Alors, bien sur, on est toujours dans une BD d’aventures de chez Soleil. Il n’y a toujours pas d’autre ambition que d’être un pur divertissement. Mais c’est fait avec rigueur et intelligence. C’est fait sans prendre le lecteur pour un con. Il y a énormément de travail et de sérieux, sans oublier, pas mal de talent, dans ces pages qui, pour autant, ne se prennent pas trop au sérieux et gardent fraîcheur et dynamisme.

On retrouve donc les jeunes héros du premier tome, un peu déboussolés, au milieu d’une guerre entre dieux cosmiques, qui n’est pas sans évoquer les grandes sagas Marvel, mais avec un traitement beaucoup plus européens. À ce sujet je note un gros travail sur les dialogues sur ce second tome. Sur le tome 1, certains passages, sans que cela soit vraiment handicapant, m’avaient parus un peu faibles sur ce plan. Peut-être était-ce dû aux contraintes de temps imposées par la prépublication dans Lanfeust Mag.
Je pense en tout cas que Syde en a eu conscience, car on sent un travail beaucoup plus pointu sur les dialogues dans ce second tome. Les nostalgiques du Marvel old school seront donc amusés comme moi, je pense, de retrouver chez Davorick, demi dieu blond au look viking, un petit quelque chose du parlé précieux du Thor de Stan Lee et Jack Kirby. Après un premier tome très dynamique, tout en action, vient l’heure des explications. Exercice périlleux pour un scénariste et qui passe ici très bien. Le point fort de cette histoire est, je crois, de ne pas se limiter à un affrontement manichéen du bien contre le mal, mais de mettre en présence des groupes d’individus dont les opinions sont divergentes, mais dont les intérêts peuvent se retrouver ponctuellement concordants. Ainsi, à travers les yeux de Nolan, et Lullaby qui débarquent complètement perdus là dedans, on découvre peu à peu les tenants et les aboutissants de cette complexe intrigue cosmique. Encore une fois, le voyage ne serait sans doute pas aussi agréable sans le trait impeccable de Christophe.

Bien que les pages de cet album aient été sérieusement maltraitées par des problèmes de maquette et d’impression (problèmes assez graves, qui nous l’ont bien déprimé, notre Christophe et qu’il détaille ici) on ne peut que constater la virtuosité de son dessin. Il est encore monté d’un cran par rapport au premier tome. Je trouvais notamment que les visages de ses personnages manquaient parfois un tout petit peu d’expressivité. Là les progrès sur ce point, sont impressionants tout au long de l’album. Quant aux décors, alors que je ne pensais même pas qu’il était encore possible de faire mieux, il se surpasse de nouveau pour donner corps à une gigantesque cité paradisiaque.

Ce duo, très efficacement épaulé par le coloriste Seb Brunet, virtuose et minutieux fonctionne décidément très bien.
A eux trois, ils nous construisent une mythologie originale et intéressante, une intrigue sans temps mort qui, décidément, accroche le lecteur.

6 septembre 2008

Chantier accessible au public...

...Enfin certaines pièces, quoi.

Et voilà, cette fois le chantier est parti pour de bon, très bientôt la boutique sera en place puis le reste du contenu.
Alors où en est l'asso ? Et bien après des vacances bien méritées pour tout le monde, l'équipe est de retour pour en découdre, nous sommes en plein bouclage du numéro 16 qui sortira... bientôt. Pour toute les infos qui vous manqueraient, rendez-vous sur notre forum où une chaude ambiance règne comme d'habitude...
Pour égayer cette insupportable attente, pauvres internautes dans la tourmente, nos pages sont pour le moment composées de clichés volés des membres du staff, notez que peu de rédactions comptent parmis leurs rangs un pareil concentré de pur sex-appeal.
Un petit peu d'institutionnel pour info et pour affoler Google :
L’association Terre BD oeuvre depuis presqu’une décennie à développer et faire partager cette passion qui l’anime : la Bande Dessinée.
Outre la publication régulière de la petite merveille qu'est le fanzine Bahniwé, l’association édite à l’occasion des ouvrages selon les projets, selon la saison..
Elle anime également des séances de cours dans des écoles, des ateliers auprès d’enfants sur le thème de la BD et tant d’autres choses que le secret défense ne nous autorise pas à dévoiler ici.
L’asso’ c’est aussi un site et un forum accueillant, n’hésitez pas à nous rendre visite, pour causer BD et/ou vous joindre à l’aventure !!

www.terrebd.com
Les couvertures de nos dernières parutions, la Bahniwé 15 et Le monde de Gaspard une oeuvre complète...
Pour passer commande, rendez-vous sur ce sujet de notre forum...


26 août 2008

Oh ! ça ressemble à un blog !

...Mais en fait c'en est pas un.

Mais un jour, oh oui un jour... Ce sera certainement dynamique. Pour le moment on a un design, pas de menu, à droite une affiche qui raconte des conneries, et en dessous un autre article, car je sais, ô, internaute, que tu meurs d'envie de commander des fanzines.